Un jour, cette photo sera tout ce qui reste de ce moment. C'est maintenant qu'elle se prend.
Vous le sentez, sinon vous ne seriez pas là. Les enfants grandissent trop vite. Les parents vieillissent. Une famille n'est jamais tout à fait la même deux années de suite — quelqu'un arrive, quelqu'un manque, les visages changent. Il y a des moments où l'on se dit : là, tout de suite, je voudrais retenir ça. Ce moment-là ne revient pas. C'est celui qu'on photographie.
Pas une pose. Ce qui fait que c'est vous
La plupart des photos de famille mentent un peu. Tout le monde aligné devant un fond gris, tout le monde qui sourit sur commande, le même cliché que celui du voisin. On y reconnaît des gens bien habillés ; on n'y reconnaît pas cette famille-là.
Moi, je viens là où vous vivez. La table du dimanche, le canapé, le jardin, la cuisine où tout le monde finit toujours par s'entasser — les lieux qui vous appartiennent racontent déjà la moitié de vous. Et dans ces lieux, je cherche ce qui échappe : le regard qu'échangent deux d'entre vous quand personne ne surveille, le geste d'un parent vers un enfant, le fou rire qui casse la pose, celui qui boude dans un coin. Ce qui fait que c'est vous, et pas une autre. C'est là qu'est la vérité, et c'est elle qui tiendra dans le temps.
Ce n'est pas grave si ce n'est pas parfait
Beaucoup hésitent à franchir le pas parce qu'ils s'imaginent une épreuve : rassembler tout le monde, coordonner les emplois du temps, obtenir que les enfants tiennent en place. Laissez ça.
Les nuits sont chaotiques, les journées débordées, tout le monde ne sait pas toujours sur quel pied danser — surtout quand une famille se recompose, qu'un nouvel enfant bouscule tout, que chacun cherche encore sa place. Ça n'a pas à être lisse pour être beau. Souvent, c'est même dans ce qui n'est pas rangé que se trouve le plus vrai. Vous venez comme vous êtes ; je m'occupe du reste.
Quand c'est un cadeau
Il arrive souvent que la séance parte de quelqu'un — une fille pour les quatre-vingts ans de sa mère, un mari pour sa femme, toute une fratrie pour un anniversaire qui compte. Offrir à ceux qu'on aime une image d'eux réunis, c'est un très beau geste.
Si c'est votre cas, vous n'avez pas à tout porter seul. On prépare ensemble, discrètement, et le jour venu chacun n'a qu'à être là. Le cadeau, c'est le moment autant que la photo.
Le couple, d'abord
Une famille commence par deux. Avant les enfants, avant la maison, il y a une union — et c'est elle qu'on oublie le plus souvent de photographier.
Si vous êtes deux et que vous voulez fixer cet amour-là pendant qu'il est là, c'est ici aussi que ça se passe. Et si ce lien doit un jour se célébrer — un mariage, une promesse tenue devant les autres — il trouve sa place dans cette même histoire, à condition qu'on se soit d'abord rencontrés autour de vous deux. Jamais une prestation à part : un chapitre de plus dans le récit d'une famille qui commence.
Venir
Si vous sentez que le moment est là, il l'est probablement. On en parle quand vous voulez, sans rien précipiter — on regardera ensemble ce qui serait juste pour les vôtres.