Se montrer à sa manière
On dit que se dévoiler, c'est s'abandonner ; je crois plutôt le contraire, pourvu que la liberté reste entière.Elle l'est ici : ce que l'image montrera de vous, ce qu'elle taira, tout vous revient. Un dos dans la pénombre, une épaule, une peau à peine découverte, ou bien un corps pleinement assumé : la limite est la vôtre, fixée en amont de la prise de vue.
Je suis l'invité de votre choix, et vous gardez le regard. Avant de photographier quoi que ce soit, on se parle, au téléphone, puis au studio, sans appareil. C'est là que se dit le prix, et que se fixent ensemble ce qui sera montré et ce qui ne le sera pas, l'atmosphère, la lumière, les vêtements ou leur absence. Je l'annonce d'avance.
On imagine qu'il faudra se fabriquer un air ; vous venez sans maquillage professionnel, dans ce que vous aimez mettre. La séance se passe au studio, à huis clos, et vous pouvez l'interrompre à tout instant, sans avoir à vous justifier. Libre à vous d'y amener une personne de confiance, si sa présence vous rassure.
Il faut dire encore qui en prendra connaissance. Les clichés se découvrent en privé, à deux ; vous conservez ceux que vous retenez, plus un tirage, et le surplus est effacé. Qui les verra se décide lors de notre rencontre, en personne, et s'écrit : pour vous seule, pour une personne que vous désignez, ou montrables par moi seulement si vous le signez, image par image.
Une séance boudoir ne s'offre pas : la décision vient de vous, et de personne d'autre. Les portraits de cette page viennent d'une séance faite pour elle, avec une personne qui l'a voulu. Une première demande n'engage à rien.