Photographe portrait à Nantes — YACHOKI

Vous croyez qu'il faut être photogénique. C'est faux — c'est mon travail, pas le vôtre.

Presque tout le monde arrive en s'excusant. Je ne suis pas très à l'aise, je ne suis pas photogénique, je ne sais pas quoi faire de mes mains. Vous portez déjà, avant même d'entrer, l'idée qu'il faudrait mériter l'objectif — être assez beau, assez sûr de soi, pour avoir droit à une belle image.

Posez ça. Ce n'est pas à vous de faire le travail. C'est à moi.

Ce que vous appelez « ne pas être photogénique », le plus souvent, c'est simplement personne qui n'a pris le temps de vraiment vous regarder. Un mauvais angle, une lumière pressée, un photographe qui expédiait. Rien à voir avec votre visage.

Ce que je cherche n'est pas votre plus beau profil

Je ne cherche pas à vous rendre mieux que vous. Je cherche à vous rendre vous — y compris ce que vous ne montrez pas facilement, ce que vous ne voyez peut-être même plus.

Les gens vous croient fort·e, et vous vous sentez plus doux·ce. On vous trouve sûr·e de vous, et vous avancez avec des doutes. Il y a, entre l'image que les autres se font de vous et ce que vous êtes vraiment, un écart — et c'est presque toujours dans cet écart que se cache la vraie photo.

Je regarde pour ça. Pour le moment où le masque tombe une seconde, où quelque chose de vrai affleure. Ce moment-là ne se commande pas, ne se pose pas. Il se laisse venir. Mon métier, c'est de l'attendre sans le forcer, et d'être là quand il arrive.

Vous ne perdez jamais la main

Se laisser photographier, ça fait peur parce qu'on croit qu'on va se livrer sans contrôle. Ici, non.

Vous n'avez pas à savoir poser. Vous n'avez pas à jouer un rôle. Vous arrivez avec ce que vous êtes ce jour-là — l'aisance et la fatigue, l'envie et l'appréhension — et on avance ensemble, à votre rythme. Je guide, mais c'est votre séance ; le cap, c'est vous qui le tenez. Certains savent précisément ce qu'ils veulent ; d'autres viennent justement pour le découvrir. Les deux sont à leur place.

Pour un passage, aussi

Il y a ceux qui veulent simplement une belle image d'eux, et c'est une raison largement suffisante.

Et il y a ceux qui arrivent à un moment particulier — une mue, une reconstruction, une page qui se tourne — et qui sentent le besoin de fixer qui ils sont en train de devenir. Une image pour dire : voilà, j'en suis là, je le prends. Si c'est ce qui vous amène, vous êtes au bon endroit. Je ne suis pas là pour panser quoi que ce soit à votre place — mais une image faite au bon moment, avec justesse, ça accompagne un passage. Ça lui donne une date, un visage.

Venir

Si quelque chose ici vous a parlé — même, ou surtout, si vous doutez d'être « à la hauteur » d'un portrait — c'est exactement le signe que vous n'avez rien à prouver avant de venir. On en parle, simplement, et on regarde ensemble ce qui serait juste pour vous.