Polas mannequin à Nantes : vous, sans rien autour
Ce qu'une agence demande, avec des polas, c'est vous sans rien autour.Pas un personnage, pas une humeur, pas l'image dont on rêve : une personne, de face, de profil, en entier, dans une tenue qui ne dit rien, le visage presque nu. Cela paraît peu. C'est là que tout devient difficile : on ne peut plus se cacher derrière rien. Il reste votre visage, et les plis que votre corps a pris sans vous demander votre avis, une tête qui penche toujours du même côté, des épaules qui se gardent. Le temps de ces images, vous êtes tout visage.
Le chemin, lui, est court. Vous m'écrivez par le formulaire, et je vous appelle. Je travaille à Nantes. Ce qui vous amène, une agence, un casting, une date, ou rien d'encore précis, tout se dit à l'appel. Je tiens la rencontre pour aussi importante que les images.
On monte volontiers sur des échasses ; il faut encore marcher de ses jambes, et ce sont elles que l'agence veut voir. Vos proportions, votre peau, votre façon de vous tenir quand personne ne vous arrange. Ce qui est simple se voit mal. Il faut un œil reposé pour y trouver ce qui vous distingue.
Chacun se regarde du dedans ; l'agence, elle, vous regarde de face. Entre les deux, il y a un écart. Il peut faire repousser les polas pendant des mois, ou laisser des polas où l'on ne se retrouve pas. Le travail se fait dans cet écart.
Une agence peut répondre non. Un premier regard s'arrête parfois à peu de chose, et ce non ne dit rien de ce que vous valez. Ce qu'on cherche, au bout, ce sont des images qui vous ressemblent.