APPROCHE




Photographier ne consiste pas à produire une image.
Cela consiste d’abord à se situer.

Face à une personne, un collectif ou une situation,
il y a toujours quelque chose qui est déjà là :
un état, une tension, une présence, un moment précis dans un parcours plus large.

Mon travail commence à cet endroit.
Pas pour interpréter.
Pas pour corriger.
Pas pour embellir.

Je me situe volontairement en retrait de l’effet,
afin de rester au plus proche du réel tel qu’il se présente.






Le regard que je pose n’a pas pour fonction de transformer.
Il a pour fonction de rendre lisible.

Je n’utilise pas l’image pour raconter une histoire,
ni pour provoquer une réaction,
ni pour produire une version désirable de ce qui est.

Le regard engage une responsabilité simple :
ne pas forcer ce qui n’a pas besoin de l’être.

Cela implique de refuser certaines images,
de ralentir quand tout pousse à accélérer,
et de rester attentif à ce qui se manifeste réellement,
même lorsque cela ne correspond pas à une attente préalable.





Aucune image ne peut apparaître sans cadre.

Le cadre n’est pas une contrainte extérieure.
Il est ce qui permet à chacun de se tenir sans se perdre.

Avant toute séance, le cadre est posé clairement :
le rythme,
les limites,
les décisions assumées,
ce qui est attendu et ce qui ne l’est pas.

Il n’y a pas de négociation permanente,
pas d’ajustement implicite,
pas de flou entretenu.

Ce cadre protège les personnes autant que l’image.
Il garantit une relation stable, lisible, habitable.






La personne photographiée n’est jamais un sujet à diriger vers un résultat.
Elle reste responsable de sa présence,
de ce qu’elle engage,
et de ce qu’elle choisit de montrer ou non.

Mon rôle n’est pas de porter à sa place,
ni de décider pour elle,
ni de combler un manque.

J’accompagne une situation donnée,
dans les limites de ce qui est juste à ce moment précis.

Ce partage de responsabilités est essentiel.
Sans lui, la relation devient déséquilibrée.
Avec lui, l’image peut exister sans dette.






Je ne travaille pas pour l’instantané.
Je travaille pour la tenue dans le temps.

Les images sont pensées pour rester lisibles,
quelles que soient les évolutions de contexte,
les usages futurs ou les changements de regard.

La sobriété n’est pas un choix esthétique.
C’est une condition de durabilité.

Une image qui tient est une image
qui ne dépend ni d’un effet,
ni d’une tendance,
ni d’un moment de séduction.






Yachoki
Photographe-auteur
Basé à Nantes, interventions en France et à l’international

Le travail s’adresse à des personnes, des équipes ou des structures
qui cherchent un cadre clair,
un regard posé,
et une relation de travail sans projection ni précipitation.






Cette page ne cherche pas à convaincre.
Elle situe une manière de travailler et de se tenir.

Si cette position résonne,
la suite peut se construire.

Sinon, rien n’est à poursuivre.
Nantes-based visual depicter       Revealing Visions into Expression       Nantes-based visual depicter       Revealing Visions into Expression       Nantes-based visual depicter       Revealing Visions into Expression       Nantes-based visual depicter       Revealing Visions into Expression